Données et historique sur la médiation familiale 

DONNÉES SUR LA MÉDIATION FAMILIALE

La médiation familiale est aujourd’hui un service incontournable de prévention et de règlement des différends. En 2026, elle est reconnue, encadrée et encouragée pour son efficacité, offrant aux couples, avec ou sans enfants, des solutions rapides, humaines et durables. Elle s’applique aux conflits juridiques, administratifs et relationnels, notamment en contexte de séparation, pour des questions comme le temps parental, la pension alimentaire et le partage des biens. En favorisant le dialogue et la responsabilisation, elle contribue à préserver les relations, avec une attention particulière au bien-être des enfants et à la coparentalité.

Selon les données des ordres professionnels, on compte plusieurs médiatrices et médiateurs familiaux répartis de la façon suivante :

  • 508 avocates et avocats (données du 21 mai 2026)
  • 195 travailleuses sociales, travailleurs sociaux, thérapeutes conjugales et familiales et thérapeutes conjugaux et familiaux (données du 21 mai 2026)
  • 177 notaires (données du 21 mai 2026)
  • 23 psychologues (données du 14 avril 2026)
  • 22 psychoéducatrices et psychoéducateurs (données du 16 avril 2026)
  • 8 conseillères et conseillers d'orientation (données du 2 juin 2026)

HISTORIQUE DE LA MÉDIATION FAMILIALE AU QUÉBEC

Voici quelques dates importantes en ce qui a trait aux origines de la médiation familiale au Québec :

  • 1981 : Instauration du premier service de médiation à la famille de la Cour supérieure du Québec à Montréal (permanent dès 1984).
  • 1984 : Création du service de médiation à la famille dans la ville de Québec.
  • 1985 : Création de l’Association de médiation familiale du Québec (AMFQ) (devenu Institut en médiation familIiale - IMFQ en mars 2026).
  • 1986 : 
    • Entrée en vigueur de la Loi sur le divorce mentionnant pour la première fois la médiation (art. 9).
    • Modification des Règles de pratique de la Cour supérieure du Québec en matière familiale concernant la garde et l’accès des enfants, encourageant la médiation avec le consentement des parties (1986, 118 G.O. II, 822).
  • 1988 : Adoption d’un code de déontologie informel par l’AMFQ.
  • 1993 : 
    • Adoption de la Loi modifiant le Code de procédure civile concernant la médiation familiale (L.Q. 1993, c.1) qui introduit au Code les dispositions sur la médiation familiale (mise en vigueur partielle).
    • Adoption du décret du gouvernement du Québec concernant la désignation des 6 organismes accréditeurs en médiation familiale :
      • le Barreau du Québec;
      • la Chambre des notaires du Québec;
      • l’Ordre professionnel des conseillers et conseillères d’orientation du Québec;
      • l’Ordre professionnel des travailleurs sociaux (maintenant l’Ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec);
      • l’Ordre des psychologues du Québec;
      • Chacun des établissements qui exploitent un Centre de protection de l’enfance et de la jeunesse institué en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (L.R.Q., c.S-4.2). Entrée en vigueur du Règlement sur la médiation familiale qui décrit les conditions requises pour obtenir l’accréditation en médiation familiale. (Décret 1686-93, 1er décembre 1993).
  • 1994 : Le 13 avril 1994, les organismes accréditeurs désignés au règlement, et l’AMFQ à titre d’observatrice, ont signé un protocole d’entente créant un comité interprofessionnel à savoir, le Comité des organismes accréditeurs en médiation familiale (COAMF).
  • 1997 : 
    • Adoption de nouveau barème sur les pensions alimentaires et les séances gratuites de médiation familiale.
    • Mise en vigueur en totalité de la Loi modifiant le Code de procédure civile concernant la médiation familiale.
  • 1998 : Le 1e juillet 1998, les organismes accréditeurs approuvent le Guide de normes de pratique en médiation familiale.
  • 2011 : Instauration par le Gouvernement de la Journée québécoise de la médiation familiale (JQMF) chaque premier mercredi de février afin de sensibiliser la population à la médiation familiale, l’informer de ses avantages, ainsi que de souligner le travail des professionnelles et professionnelles de la médiation familiale au Québec. 
  • 2012 : 
    • Adoption de la Loi modifiant le Code de procédure civile concernant la médiation familiale (L.Q. 1993, c.1).
    • Désignation de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec parmi les organismes accréditeurs.
  • 2016 : 
    • Entrée en vigueur de la Loi instituant le nouveau Code de procédure civile (RLRQ, chapitre C-25.01).
    • Obligation de participer à une séance d’information gratuite portant sur la parentalité après la rupture et la médiation, avant que le tribunal ne puisse procéder à l’audition de leur demande (art. 417, Code de procédure civile), lorsqu’il existe un différend mettant en jeu l’intérêt des parties et celui de leurs enfants.
  • 2025 : Le COAMF revoit sa structure organisationnelle et réaffirme sa position comme comité expert en médiation familiale.

Les organismes accréditeurs du COAMF